Pas de blocage de Paris par les routiers mercredi et jeudi : la mobilisation contre le prix du gazole est suspendue

Alexandre Nunes · 2026-10-19

Pas de blocage de Paris par les routiers mercredi et jeudi : la mobilisation contre le prix du gazole est suspendue

Les automobilistes franciliens peuvent rayer une date de leur agenda. L'OTRE, l'organisation qui représente surtout les petites et moyennes entreprises du transport routier, a suspendu la mobilisation qu'elle prévoyait à Paris les mercredi 21 et jeudi 22 octobre contre la flambée du gazole. La FNTR, première fédération du secteur, qui réunissait ses instances ce lundi 19 octobre, ne s'associe à aucune mobilisation, selon le site spécialisé France Routes.

Ce que le gouvernement a promis

L'OTRE explique sa décision par la confirmation écrite, dans un communiqué du gouvernement du 16 octobre, des engagements pris lors d'une réunion le 13 octobre. Selon le communiqué de l'organisation, ils portent sur cinq points :

  • le prix du gazole : une baisse pouvant atteindre 18 centimes par litre à partir du 1er novembre, pendant trois mois, grâce à la mise sur le marché de stocks stratégiques, « à la pompe ainsi qu'à la cuve » pour les transporteurs ;
  • les aides : toute la deuxième vague versée d'ici fin octobre, et l'ensemble des dossiers déposés à ce jour payés d'ici fin novembre ;
  • l'indexation gazole : une instruction du ministre des Transports publiée d'ici fin octobre, qui doit lister les pratiques interdites dans les contrats ;
  • les sanctions : des amendes administratives allant jusqu'à 90 000 € pour une personne physique et 450 000 € pour une entreprise en cas de non-respect des règles d'indexation, au lieu de sanctions pénales ;
  • les indices du Comité national routier : des propositions attendues début décembre pour les généraliser à tous les contrats.

Suspendue, pas annulée

L'OTRE insiste : le mouvement est suspendu, pas retiré. L'organisation dit qu'elle vérifiera chaque échéance — fin octobre, 1er novembre, fin novembre et début décembre — et qu'un manquement la conduirait à réunir ses instances pour envisager une reprise.

Pour les conducteurs, la date à surveiller est donc le 1er novembre. Nous avions détaillé cette baisse du gazole attendue au 1er novembre : elle se verra, ou non, dans les prix affichés par les stations, que nous suivons chaque jour.

Les ruptures chez TotalEnergies continuent

La grève dans les raffineries du groupe pèse toujours sur l'approvisionnement. Ce lundi en fin d'après-midi, 1 107 stations TotalEnergies sur 2 172 signalent dans le flux officiel une rupture d'au moins un carburant apparue depuis le 7 octobre, et 345 n'ont plus aucun carburant disponible. Les autres enseignes restent peu touchées : 258 stations sur 7 568. Avant de partir, la carte des stations permet de repérer celles qui affichent encore des prix.

Les prix de la semaine

Moyennes nationales de ce lundi, comparées au lundi précédent :

  • Gazole : 2,368 €/l (+0,7 centime)
  • SP95-E10 : 2,166 €/l (−0,4 centime)
  • SP95 : 2,226 €/l (−0,6 centime)
  • SP98 : 2,277 €/l (−0,1 centime)
  • E85 : 0,911 €/l (−0,3 centime)
  • GPLc : 1,061 €/l (+0,2 centime)

Pour trouver les stations les moins chères près de chez vous, ou suivre la tendance des prochains jours, tout est sur le site.

D'où viennent ces chiffres

Les engagements cités viennent du communiqué de l'OTRE du 16 octobre, qui reprend celui du gouvernement ; la position de la FNTR est rapportée par France Routes. Les prix et les ruptures viennent du flux officiel prix-carburants.gouv.fr ; nos moyennes sont des moyennes simples entre stations, pas des moyennes pondérées par les ventes.